Long we (du 23 au 25 septembre) sur les falaises d’Ornans

Étant donné qu’on avait acheté le nouveau topo du Doubs en printemps, il fallait en tirer le meilleur parti ! Alors on a voulu explorer un peu plus ces falaises, loin de Paris pour un weekend, mais pas si loin pour un weekend prolongé. Ornans, à 10 minutes en voiture de Besançon, ville natale du célèbre peintre Gustave Courbet est une pittoresque ville à visiter.

La sortie était pensée pour 12 mais notre grimpeuse star est tombée malade à la dernière minute, nous partons donc à 11. Équipe bien cool et plutôt féminine, seulement trois mecs : Olivier, Dominique et Guillaume. Les filles : Aurélie, Sabine, Freda, Sophie, Elena, Laura, Lihn et Auréline.

 

 

On est arrivé jeudi tard au super-camping et à nos bungalows pour 6 personnes. Super-bungalows de trois chambres, c’est-à-dire que personne n’a dormi sur le canapé pourtant inclus dans le tarif. On n’a pas vraiment profité du sauna, du hammam ni de la piscine climatisée. Il faudra y retourner le prochain printemps !

 

 

Trois jours de grimpe. On a commencé avec les falaises de la Brême en orientation N parce que la météo s’annonçait clémente pour vendredi. Tout pour nous ! des voies bien équipées dans le 5 et dans le 6. Difficulté du jour : une 6b+ dans laquelle Freda, Guillaume et Olivier vont passer bien 2h pour finir en réchappe. Pour une voie nommée “éjaculation précoce”, c’est quand même un comble.

 

 

Pour le reste du groupe, la grimpe se passe bien et nous profitons du beau temps jusqu’à l’heure limite pour aller faire les courses pour certains et rentrer préparer le repas par la suite.

Il a plu la nuit de samedi et la météo était mauvaise. Elena a demandé des bracelets pour la piscine et Freda a failli sortir son maillot de bain mais l’équipe y a cru ! Après un petit détour dans une carrière finalement interdite à la grimpe, nous avons marché dans le lit asséché de la Brême jusqu’à rejoindre le puit de la Brême, très bel endroit, qui plus est à côté du parking pour accéder à la falaise Arc de Cercle. L’approche et le bas des voies (un peu boueux) entraîneront quelques rencontres entre des fessiers musclés et le sol mais la grimpe se passe bien. Le calcaire est parfois un peu patiné mais adhérent avec de belles longueurs de 30m parfois.

 

 

Nous resterons jusqu’à 20h, et si au moment de partir il restait plein de cordes sur les voies c’est que Dominique, inarrêtable, voulait essayer toutes celles possible en moulinettes. On ne le laissera pas faire, l’apéro attendait ! Descente au crépuscule à la frontale bien pratique vu l’adhérence limitée !

Dimanche, on a découvert de magnifiques falaises de 40m, la Barmaud, bien cachées dans la forêt. D’accès difficile, certains se sont lancés en rappel, les autres ont trouvé un sentier étroit qui descendait. Début dur, des 5b qui te faisaient regarder le topo deux fois, des falaises plus hautes que les autres et beaucoup plus exposées, des chasseurs qui tirent partout et surtout pas loin; mais de belles et longues voies qui nous ont donné de l’énergie pour rentrer à Paris.

 

 

On a tellement grimpé qu’on n’a même pas eu le temps d’acheter du Mont d’Or, sacrilège !!!

Dix minutes après le retour aux voitures, la pluie est arrivée 😉

 

Ecrit par Laura